Le risque d'un portefeuille se ressent souvent de façon vague : « ça bouge beaucoup », « j'ai peur d'une baisse ». Mais le risque n'est pas qu'une sensation : c'est un ensemble de grandeurs mesurables, chacune éclairant une facette différente. Les connaître permet de remplacer l'inquiétude diffuse par une lecture claire de ce à quoi on s'expose vraiment.
La volatilité : l'ampleur des variations
La volatilité mesure l'amplitude des fluctuations d'un portefeuille autour de sa moyenne. Une volatilité élevée signifie des variations fortes, à la hausse comme à la baisse. Ce n'est pas un défaut en soi : c'est le prix d'un rendement potentiellement plus élevé. C'est le premier repère du risque, mais pas le plus parlant, car il ne dit rien de la pire perte encaissée.
Le repli maximal : la pire chute
Le repli maximal, ou max drawdown, mesure la plus forte baisse entre un sommet et le creux qui suit. C'est souvent le chiffre qui parle le plus, parce qu'il correspond à ce qu'un investisseur aurait réellement vécu au pire moment.
Le repli maximal (max drawdown)
La plus forte baisse entre un sommet et le creux qui suit, avant que la remontée ne s'amorce.
Un repli de 40 % ne se rattrape pas avec une hausse de 40 % : il faut alors regagner près de 67 % pour revenir à l'équilibre. C'est pourquoi la profondeur d'une baisse compte autant que sa fréquence. Une façon d'anticiper ce qu'une telle chute ferait à votre portefeuille est de simuler une crise passée sur votre allocation actuelle.
Les risques qu'on ne voit pas
Au-delà des variations, d'autres risques se logent dans la structure même du portefeuille, invisibles sur un relevé.
- La concentration. Quelques entreprises, ou un seul secteur, peuvent peser bien plus qu'on ne le croit, surtout à cause du chevauchement entre supports.
- La corrélation. Si vos lignes évoluent toutes de la même façon, elles chutent aussi ensemble : la diversification n'est alors qu'apparente.
- Le risque de change. Une part de vos actifs peut être libellée en devises étrangères, ajoutant un risque que vous n'avez pas forcément choisi.
- La liquidité. Certains actifs ne se revendent pas du jour au lendemain : disposer de son capital rapidement n'est pas toujours acquis.
Le risque se mesure au niveau du portefeuille entier
Le point essentiel : ces risques ne se lisent pas support par support, mais une fois tout consolidé. Deux fonds peu risqués isolément peuvent, ensemble, concentrer le même risque. Volatilité, repli maximal, concentration et corrélation ne prennent leur sens qu'à l'échelle du portefeuille complet. Chaque fonds affiche bien un indicateur de risque réglementaire, le SRI noté de 1 à 7, mais c'est une note par support, jamais le risque de l'ensemble.
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Créer un compte gratuitMesurer, pour décider en connaissance de cause
Connaître ces mesures ne dit pas s'il faut prendre plus ou moins de risque : c'est un choix personnel, qui dépend de votre horizon et de votre tolérance. Cela dit simplement où vous en êtes aujourd'hui. L'analyse de risque d'isinlab calcule ces indicateurs sur votre portefeuille consolidé et révèle vos concentrations cachées, pour que la décision, quelle qu'elle soit, se prenne les yeux ouverts. Pour aller plus loin, voyez aussi si votre portefeuille est vraiment diversifié.


